Timothée Couteau

A son entrée au conservatoire, le seul instrument disponible est un violoncelle sans cordes éclaté au moins en dix morceaux. A 8 ans, Timothée pose les pièces de ce puzzle de bois sur le tapis de son salon et tente de comprendre comment peut bien marcher cet instrument. Des années et une bonne dizaine de professeurs plus tard, il vole 4 médailles au conservatoire (de toutes les couleurs : bronze, argent, vermeil et or), et file avec son instrument sur des chemins non répertoriés par la cartographie classique.

Sur sa route, il rencontre des metteurs en scène, des compagnies de théâtre. Avec eux, il jette des coups d’archets dans des impasses de folk-suicide, cherche des nuances dans d’étonnants sentiers improvisés, ralentit vers des détours plutôt irlandais, tourne en boucle sur des autoroutes électriques, entre en pizzicato dans des forêts de bambous… De retour au studio, il redessine ces multiples pistes en multipistes, lui et son violoncelle, jouant de lui-même, jouant sur lui-même, devenant plusieurs, s’interrogeant, se répondant, s’entremêlant… Si son premier violoncelle n’avait pas de cordes, aujourd’hui, il en a quatre, huit, seize…


Les projets de Timothée Couteau

La Femme Brouillon

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